Après la crise sanitaire	« Corona » en	Afrique;	Une	croissance sera impérativement inclusive et	le développement	de son capital	humain, réel

Après la crise sanitaire « Corona » en Afrique; Une croissance sera impérativement inclusive et le développement de son capital humain, réel

  «Il faut toujours garder présent à l'esprit que sa finalité doit être l’humain. La planète n’existe pas indépendamment de l’homme…» Ce

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«Il faut toujours garder présent à l’esprit que sa finalité doit être l’humain. La planète
n’existe pas indépendamment de l’homme…»

Cette expression de Sylvie Brunel (géographe économiste spécialiste des questions du développement) si vraie aujourd’hui dans cette crise mondiale sanitaire est pleine de sens quand on parle du vrai développement des populations de l’Afrique. Il est indispensable de rappeler que les différents niveaux de croissance affichée par de nombreux pays du continent (+3,2 % moyenne en 2019), masquent souvent l’essentiel s’agissant du développement propre de l’individu dans ces économies émergentes et
dynamiques.
Rappelons que le taux d’extrême pauvreté en Afrique (Sce/ Word Bank 1,9$ par jour, pour vivre) est de 41,1% de la population continentale.
C’est bien la preuve que si l’on revendique avec fierté une croissance de PIB importante dans certaines régions on oublie de préciser que la relation, entre cette croissance économique et le développement des personnes qui doivent logiquement y contribuer, n’est pas établie.
Or, la première vertu de la croissance économique dans un territoire quel qu’il soit, ne doitelle pas d’être « inclusive » ?
Et derrière ce terme, nous aimerions comprendre que les femmes et les hommes sont parfaitement impliqués voire associés à la dynamique de ces nouveaux territoires économiques car ils sont les seuls acteurs à l’origine de la transformation de leur pays et non pas les fonds financiers, qui viennent de l’extérieur!

Il est vrai que tous les observateurs économiques qui aiment l’Afrique, s’interrogent sur cette situation.
En effet les dirigeants politiques aux affaires dans la plupart de ces pays, ont visiblement beaucoup de mal à entraîner leurs peuples dans une amélioration de leur vie quotidienne ;
le niveau de consommation courante est globalement pauvre, les investissements plutôt en berne l’épargne lui, semble en hausse comme pour garder son peu d’argent et ne pas le restituer tout de suite…
D’ailleurs les indicateurs continentaux de l’inclusion financière des populations sont éloquents ; 35%seulement disposent d’un compte bancaire, 15,4% d’entre eux épargnent et 6,7% ont accès aux crédits auprès d’un institut financier…
Dans la zone UEMOA, nous notons que le taux d’inclusion financière en 2018 était seulement de 57,1% des Africains ayant recours à un service bancaire, selon un grand écart entre la Bénin par exemple qui affiche 74,5% et le Niger seulement, 13,9%…
Ces chiffres montrent à l’évidence, le peu de confiance des peuples dans leur «etablishment» et la volonté de maintenir une économie nationale informelle, encore très présente.

Certes les plateformes de « banque mobile » constituent une alternative crédible mais cette situation générale présente l’inconvénient majeur, de laisser le secteur privé dans une trop grande pauvreté et par effet de noria, les familles Africaines ; CQFD !
Dans ces conditions, ces peuples ont un mal fou à rêver d’un avenir sur leur terre réellement meilleur et prospère cela, tout en entendant leurs dirigeants déclamer sereinement depuis des années, une dynamique économique réelle et des niveaux de croissance économique enviés par tous les pays du reste du globe!
Même si la nouvelle donne au Nord, post Corona Virus, va vraisemblablement modifier d’abord les situations économiques des pays d’Europe et d’Amérique qui seront à plat au sortir de cette pandémie mais également les contextes migratoires Sud/Nord c’est sûr, qui seront décomposés s’agissant de la fermeture des frontières et des politiques fermées à double tour, sur ce sujet…
Malgré ces nouvelles conditions ce hiatus gênant subsiste, entre le développement des populations et ces niveaux de croissance affichée politiquement en Afrique.
Il montre à quels points nous sommes rendus aujourd’hui dans l’appréhension de l’avenir économique et social de ce continent et par voie de conséquences et jusqu’ici, ce tropisme s’agissant de la migration de ses peuples vers des terres occidentales semblant plus fertiles pour le développement humain.
Pourtant, ce continent Africain regorge de besoins et d’opportunités à foison.

Et le capital humain est le formidable potentiel de l’Afrique en la matière mais il reste,étonnamment inexploité à ce jour…
C’est en effet un véritable paradoxe que de concevoir hors des peuples la croissance alors que c’est par le peuple, qu’elle peut se générer et se déployer harmonieusement !
Où peut-être la solution en général et particulièrement après cette grande dépression mondiale qui impactera le continent?
« L’entreprise privée pour les échanges intra Africains avant tout, car elle soutiendra toute la chaîne de valeur de façon inclusive»
Demain, l’entreprise privée Africaine se tournera logiquement et en priorité vers ses marchés intérieurs car ceux de l’Europe, seront si tendus, eux-mêmes en en train de se remettre de cette violente crise sanitaire, qu’elle ne pourrait trouver meilleur salut économique que chez ses voisins immédiats!
Voilà donc une vraie chance naturelle qui est offerte au continent, d’accélérer son processus de développement intra Africain, grâce à ses propres entrepreneurs !!!
Nous savons tous l’importance du secteur privé qui est et qui restera longtemps la principale source de création de richesses primaires. Tout ce qui pourra favoriser le déploiement de micromarchés sera utile aux développements des économies Africaines, à la création d’emplois, à la lutte contre la pauvreté et par voies de conséquences, aux populations à l’origine et à l’aboutissement de ces initiatives.
Rappelons opportunément que les entreprises contribuent largement à réduire les inégalités sociales et apportent des solutions à la jeunesse, permettant d’atténuer les tensions liées à une démographie dynamique.

Mais pour inciter, amorcer et accompagner ces créations dans les pays du continent car le succès de ces développements dépendra des conditions de la génération de ces nouveaux entrepreneurs innovateurs, il sera indispensable de pouvoir compter sur le soutien du monde de la coopération, des consulaires, des agences de promotion des investissements et plus naturellement des ministères techniques et ceux de l’économie.
Il faudra rapprocher ces acteurs pour faciliter cette émergence de vocations ; les mondes de ces institutions, des entreprises, des investisseurs, afin de les aider à obtenir des financements plus intelligents et créer de meilleurs environnements propices à la création et croissance des ces sociétés.
Surtout celui de la finance privée intermédiaire ; celle qui permet aux micro et moyens projets de s’imaginer certes mais de s’émanciper surtout !
Je note opportunément que ce sont plus de 2 milliards de dollars qui ont été levés en 2019 en Afrique autour de 234 startups et 250 tours de financement soit une véritable croissance annuelle explosée de 74%….

Pourtant, on a souvent entendu dire les financiers qu’ils manquaient de cibles crédibles pour flécher leurs investissements en Afrique ; c’est donc bien maintenant que les jeunes et moins jeunes créateurs d’entreprises Africains doivent se montrer ; pour répondre à ces besoins!
Et la crise qui secoue les économies occidentales aujourd’hui poussera ces dernières dès demain, à allerchercher de la croissance dans des territoires comme ceux de l’Afrique, plus enclins à la produire !
Il existera donc à l’évidence pour les entreprises Africaines une occurrence inédite, chronologiquement quand il s’agira pour l’Europe notamment de se relever et de poser de l’argent dans des programmes utiles à la vie de notre planète et salutaires à ses habitants et systèmiquement, les planètes s’aligneront avantageusement en Afrique car à la nouvelle grande zone de libres échanges qui dopera naturellement le commerce intra
Africain viendront s’ajouter, les demandes qui devraient rapidement arriver d’Europe, d’Asie ou d’Amérique!
Pour celui qui voudra alors créer et se lancer dans le secteur privé en Afrique et apporter au monde économique entier une offre « made in Africa », une autoroute devrait s’ouvrir à lui…Et ce monde entier qui n’a de cesse de dire et d’écrire depuis 20 ans que l’Afrique est l’avenir de notre planète ; il aura enfin des occasions de faire ce qu’il dit depuis si longtemps !

« Les jeunes Africains sont 13 % plus entreprenants que la moyenne mondiale… »Ces entrepreneurs d’une nouvelle Afrique devront eux-mêmes inventer ou réinventer ces nouveaux métiers pour combler les retards administratifs et infrastructurels le fameux « Leapfrogging » le bond technologique en avant ; la santé, la logistique, la distribution, l’agrobusiness, l’essor des ENR (énergies renouvelables) et la croissance verte, le ecommerce, le solaire, le digital, les Télécoms et les Fintech bien sûr…

La révolution industrielle de l’Intelligence Artificielle évidemment, sa « Blockchain » qui
offrira des outils inédits qui permettront la définition d’un nouveau « Business Model » plus
inclusif…
Et pour cela, les jeunes Africains sont 13 % plus entreprenants que la moyenne mondiale…
Pourquoi faudrait-il alors patienter et laisser les économies occidentales prendre à nouveau ces places de marchés alors que de très nombreux jeunes mais aussi moins jeunes Africains, membres des diasporas vivant ailleurs mais désireux de s’inscrire dans cette mutation économique visible dans leur pays d’origine, ces binationaux biculturels capables de porter des modèles « scalables », sont tous en capacités de répondre présents professionnellement sur ces marchés de besoins gigantesques et d’assurer eux-mêmes , les transferts de compétences utiles au développement des affaires?

Ces futures jeunes entreprises Africaines, ces startups, TPE ou PME auront un vrai rôle majeur à jouer dans leurs économies de proximité, pour procurer ces ressources aux états qui en maquent cruellement.
Les Africains connaissent parfaitement bien les difficultés de ce terrain ; ils évoluent au
quotidien sur ces territoires.
Ils seront donc un atout indispensable pour travailler et prospérer en Afrique et il faudra en
profiter.
Ce sera par eux et personne d’autre, que ces nouvelles entreprises mettront au centre de leurs actions ; les femmes et les hommes de ce continent comme pour dire fièrement ;
Le développement de l’homme est celui qui permet la croissance et pas l’inverse…

Source: Patrick Givanovitch

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