Google Assistant pourra bientôt jouer le rôle d’interprète et servir d’intermédiaire pour traduire des conversations naturelles dans 27 langues. Et d’autres langues seront ajoutées par la suite. Google Assistant devient une sorte de traducteur personnel de poche, un beau complément à l’assistant de Google, de plus en plus utile. La fonction sera déployée au cours des prochaines semaines, mais notre confrère de TechHive a eu la chance de la tester au CES de Las Vegas (8 au 11 janvier) cette semaine.

Pour accéder au mode interprétation, Martyn Williams a demandé à Google : « Google, sois mon traducteur français ». Le Google HomeHub installé dans le café du CES s’est activé et a attendu ses premiers mots. « I’d like a macaroon, please », a-t-il demandé. (Le café n’avait que des macarons) et Google Assistant a traduit « Je voudrais un macaron s’il vous plait ». Une minute plus tard, le serveur lui a apporté un macaron au chocolat. On peut imaginer comment s’est prolongée la conversation ! Le macaron était aussi savoureux que le mode d’interprétation était impressionnant.

Démonstration du mode interprétation de Google Assistant au CES. (Crédit : Martyn Williams/IDG)

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La fonction peut s’avérer extrêmement utile en voyage et pour communiquer avec des gens dont on ne parle pas la langue. C’est d’ailleurs dans ce genre de contexte que Google a commencé à tester l’interprète : on le trouve déjà à la conciergerie des hôtels Caesars Palace à Las Vegas, Hyatt à San Francisco et Dream Downtown à New York.

La fonction peut traduire dans les 27 langues déjà prises en charge par Google Assistant selon la même modalité des paires de langues, la langue parlée initiale et la langue demandée. Pendant la démonstration, le mode interprétation n’a pas toujours fonctionné de manière parfaite. Plusieurs fois, le système n’a pas bien compris ce qui avait été dit, si bien que la traduction était incorrecte. Les utilisateurs réguliers de Google Assistant savent que l’assistant ne comprend pas toujours ce que l’on dit. Sur un appareil comme le Home Hub ou un smartphone, l’erreur sera immédiatement identifiée par le haut-parleur, car il verra que Google les a mal entendus. Par contre, si l’on utilise un appareil sans écran comme le Google Home, il pourra y avoir confusion.

Engager une conversation ponctuelle

« Pour mettre au point la fonction, Google a développé un nouveau modèle d’apprentissage machine qui détecte d’abord l’une des deux langues parlées », a expliqué Behshad Behzadi, un ingénieur de Google basé à Zurich qui travaille sur l’Assistant. « Elle peut s’avérer très utile en voyage et si l’on veut poser une question dans une langue que l’on ne parle pas », a-t-il déclaré. « L’interprète peut aussi s’avérer intéressant pour l’apprentissage d’une nouvelle langue », a-t-il ajouté.

« Dans l’ensemble, la fonction facilite grandement le processus de traduction naturelle entre deux langues », a-t-il encore déclaré. On pouvait déjà utiliser Google, mais l’expérience n’était pas très simple, puisque l’utilisateur doit d’abord définir les langues et appuyer sur un bouton entre chaque phrase pour en avoir la traduction. Le nouveau mode d’interprétation se limite à l’interprétation vocale via Google Assistant. En tant que tel, il ne se substitue pas aux fonctionnalités de Google Translate et pour la firme de Mountain View, il n’est pas voué à remplacer la fonction de traduction classique de Google.

 

 

Google Assistant parlera bientôt 27 langues