BOUBACAR MAIGA DG FAMIB MALI : Le numérique, une affaire d’innovation

BOUBACAR MAIGA DG FAMIB MALI : Le numérique, une affaire d’innovation

Il y a 40 ans, lorsque le monde a basculé de l’analogique vers le numérique, l’Afrique n’apparaissait pas dans le paysage. Aujourd’hui, l’époque de

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Il y a 40 ans, lorsque le monde a basculé de l’analogique vers le numérique, l’Afrique n’apparaissait pas dans le paysage.

Aujourd’hui, l’époque des postes de travail et des lignes fixes semble révolue et le continent a rattrapé son retard dans l’utilisation des téléphones portables et l’accès à Internet.

Cette révolution numérique réussie en Afrique tient principalement à la capacité d’innovation des ingénieurs qui ont su adapter la technologie aux besoins spécifiques du continent plutôt que de l’imposer.

Le marché des téléphones portables connaît, en Afrique, la plus forte croissance au monde et le continent devrait compter, en 2020, 725 millions d’utilisateurs, selon un rapport de l’Association GSM (Association du réseau de téléphonie mobile mondial).

Les téléphones de seconde catégorie permettent les appels,  l’envoi de messages, et disposent d’applications de base, qui sont généralement conçues pour répondre aux besoins spécifiques d’une communauté. M-Pesa, le système de paiement à distance très populaire au Kenya  permet par exemple aux utilisateurs d’effectuer des paiements et des transferts d’argent sécurisés par SMS.

Parmi les applications innovantes, on trouve aussi Livestock Wealth, lancée en Afrique du Sud, qui permet d’acheter et de vendre des vaches à distance, ou M-Kopa, une variante de M-Pesa, utilisée au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, pour produire de l’électricité solaire à usage domestique, et, bien sûr, recharger les téléphones.

Selon l’Association GSM, les services de téléphonie mobile représentaient 6,7% du PIB africain en 2015, notamment grâce à leur effet sur le développement économique. Les agriculteurs peuvent maintenant, par simple message, obtenir les prix de vente des produits avant de se rendre au marché, explique Ernest Acheampong, chercheur pour le Réseau africain d’étude d’orientation technologique basé à Nairobi. Selon lui, “les téléphones portables ont véritablement changé la manière de faire des affaires”.

L’accès à Internet 

La capacité des téléphones portables à transformer l’Afrique s’explique principalement par la connexion à Internet qu’ils permettent et dont bénéficie aujourd’hui 29,3% du continent selon les chiffre de l’UIT.

Grace aux câbles sous-marins le long des côtes, l’accès à Internet est devenu moins onéreux et a gagné en qualité depuis 2002, date de la pose du premier cable. Les câbles sous-marins à haut debit ont permis le passage de la technologie 2G à la 3G, voire à la 4G/LTE à Addis-Abeba et Nairobi. L’Association GSM estime que d’ici à 2022, 80% du continent disposera de la 5G.

La mutiplication du nombre de téléphones portables a permis aux gouvernements de développer des services en ligne et de numériser leurs archives. Le Rwanda se targue d’être le premier pays africain à avoir mené cette numérisation. Depuis quinze ans, cette transformation a lieu dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’économie, et  le pays cherche désormais à ce que son secteur public soit le premier à fonctionner sans argent liquide. Les salaires des fonctionnaires sont déjà versés électroniquement.

Fin 2015, le gouvernement rwandais a mis en place Irembo, une plateforme électronique considérée par les Rwandais comme l’unique portail d’accès à une liste de 44 services gouvernementaux, dont l’enregistrement des certificats de naissance, des permis de conduire, et des demandes de passeport. Différents moyens de paiement sont disponibles.

Dans un rapport de 2014, la Banque mondiale notait que la numérisation des économies facilite la croissance économique, renforce les capacités financières individuelles et l’inclusion financière.

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