L’INDUSTRIE DU NUMÉRIQUE

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Magazine_Emploi_ET_Moi_logo famib 1. Présentation & Parcours : Je me nomme Amadou Diawara âgé de 37 ans, je suis de nationalité franco-mali

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1. Présentation & Parcours :

Je me nomme Amadou Diawara âgé de 37 ans, je suis de nationalité franco-malienne. Après mon enfance au Mali, où j’ai commencé mon cursus scolaire, je suis allé en France pour poursuivre mes études
secondaires et supérieures.Aujourd’hui expert en transformation digitale et technologie Blockchain, je suis CEO et fondateur de FAMIB-KINGUILAND (Centre d’innovation de recherche technologique et d’industries créatives) éditeur des solutions Kingui, président de l’université virtuelle du Mali UPP KINGUI, fondateur de la crypto bourse Kingui Coin qui est la première crypto bourse en Afrique, fondateur des Crypto monnaies XAALISI, Mali Waari et Eburnie coin, fondateur de la plateforme de e-commerce Kingui Express. Je suis également vice-président du forum pour la gouvernance de l’internet (FGI-MALI) et membre du chapitre malien
internet society, de l’ASIM et du CIEM.

2. Expliquez-nous le Groupe FAMIB et votre
vision ?

FAMIB est spécialisé dans le conseil,le développement et l’intégration des solutions numériques dans les entreprises,
les administrations et les collectivités.Bénéficiant de 10 ans d’expériences pour répondre à ces nouveaux enjeux, nous accompagnons successivement nos clients à leur stratégie et à passer les grandes étapes d’aide à la décision puis conduire leurs projets de mise en œuvre. Notre mission est de faciliter l’accès au
monde numérique d’aujourd’hui et de demain en agissant comme un catalyseur agile pour la définition et la mise en œuvre de projets de transformation numérique.
Façonner le destin numérique avec une approche adaptée et innovante !

3. Comment une entreprise peut-elle mener
à bien sa transformation digitale ? Par quoi
commencer ?

La digitalisation de l’entreprise est un phénomène transversal qui touche l’écosystème entrepreneurial dans sa
globalité. Pour vous aider dans votre démarche digitale, vous pouvez recruter un professionnel ou vous faire accompagner par des institutions spécialisées dans ce domaine. En effet, la vraie difficulté réside dans la mise en œuvre concrète de la transformation digitale au sein de l’activité. Même si le digital offre de nombreuses opportunités, il faut savoir adopter la bonne méthodologie pour les saisir. Il est donc
nécessaire de passer par ces étapes pour une transformation réussie :
– Faire un audit de l’existant ;
– Se digitaliser, pas à pas en fonction des
priorités ;
– Revoir son modèle économique, identifier la valeur ajoutée du numérique, que ce soit pour améliorer les produits et services qu’elle propose, pour optimiser ses méthodes de production ou encore pour diversifier ses débouchés ;
– Accompagner la transformation digitale, l’accompagnement au changement est une étape clé et l’entreprise doit permettre à ses salariés de monter en compétences et d’adopter les nouveaux outils de travail issus du numérique.

4. Jusqu’où la digitalisation peut se transformer en industrie à valeur ajoutée
au Mali ?

La digitalisation au sens large du terme permet de développer des opportunités dans tous les secteurs, et cela, à travers différents points :
• La notion de distance n’existe plus, l’information peut voyager instantanément et n’est pas contrainte par une zone géographique
• L’information et les contenus dématérialisés peuvent toucher un plus grand nombre de personnes et sans réelle limite
• La collaboration entre personnes, les contenus partageables et modifiables en tempsréel par tous permettent de travailler sur un même projet bien plus facilement
• L’automatisation de tâches répétitives permet une meilleure optimisation du temps de travail pour atteindre un résultat donné
• La digitalisation permet aussi de limiter les erreurs, en effet, il est plus facile de détecter les anomalies et de les corriger Par exemple, la nouvelle monnaie de l’ère numérique entre en scène et peut représenter une forte valeur ajoutée pour le Mali et résoudre beaucoup de problème. Le défi est de disposer de puissants systèmes de collecte, d’analyse et de visualisation des données afin d’appuyer l’état dans sa prise de décisions stratégiques et leurs consultations avec les diverses parties prenantes. Profitons-en pour braquer les projecteurs sur i4policy,un mouvement panafricain réunissant de pôles d’innovation et des catalyseurs de communautés, qui appuient les États afin de perfectionner leurs politiques en faveur de l’innovation, de l’entrepreneuriat et de l’emploi. Bien sûr, les États ne peuvent pas offrir un emploi à tout le monde, mais ils doivent créer les conditions permettant à chacun de trouver un emploi, et garantir une croissance économique inclusive La pratique du design thinking, une méthodologie qui fournit une approche axée sur les solutions afin de résoudre des problèmes, peut faire la différence en matière de pensée analytique et critique, et être un atout majeur, utilisée lors de réunions de brainstorming, pour obtenir de meilleurs résultats. Si l’on veut obtenir des résultats plus significatifs, il est indispensable de veiller à ne laisser personne de côté et à donner la parole à ceux qu’on entend le moins. Ainsi La transformation digitale ressort pour nos dirigeants comme un véritable levier de développement. La réussite de ce chantier majeur passe, en revanche, par la convergence de plusieurs facteurs. Il s’agit notamment de l’adaptation de la réglementation, le financement ou encore la lutte contre la corruption.

5. Comment la chaine de valeur est-elle
modifiée dans une filière par l’apport du
numérique ?

Les nouvelles technologies au service de l’amélioration de l’entreprise, bouleversent les modèles traditionnels. Si l’on retient comme postulat que la chaîne de valeur est l’ensemble des étapes permettant d’obtenir un avantage concurrentiel et que chaque maillon est porteur de valeur à optimiser, on peut sans nul doute convenir que le numérique, l’usage exponentiel des technologies de l’information, impactent fortement cette chaîne. Historiquement, la création de valeur résulte des relations entre des acteurs : le producteur, les distributeurs,
les clients…
De nos jours cette chaine historique est remise en cause, car les technologies numériques ont introduit deux ruptures :
– La désintermédiation / remédiation qui ont modifié les positions historiques des distributeurs, notamment parce que les produits et services ont une « intensité informationnelle » plus élevée et qu’il est plus facile d’agréger des produits et services auparavant achetés séparément (remédiation).
– La médiation en réseau, lorsque plusieurs acteurs s’allient pour co-créer des offres, coopération facilitée par les technologies de l’information (standardisation, interfaces en temps réel, mutualisation de compétences,réduction des coûts…).
Le numérique n’est certainement pas à réduire, comme on l’entend souvent, à une manière de communiquer et de partager des informations. Ce serait ignorer sa dimension productive, son impact sur lesmodes d’organisation du travail et aussi/ surtout comme levier de compétitivité.

6. D’après vous le Mali se situe dans quelle phase
dans l’adoption et l’utilisation du numérique ?

Depuis 2014 le Mali a été parmi les 1er pays africains à élaborer le document sur un plan numérique. Ce plan dénommé « Mali numérique 2020 » contient 6 principaux axes à savoir :
1) Généraliser l’accès aux réseaux et services
numériques
Ce point porte sur la poursuite, l’intensification et le déploiement de l’infrastructure large bande pour la transmission et les réseaux d’accès. Il comporte la pose de 4.500 km de câble de fibre optique pour la connexion des
huit capitales régionales et l’interconnexion du Mali aux voisins, L’équipement en numérique des établissements
d’enseignement et de santé, le développement du haut débit mobile, la réussite du passage au numérique audiovisuel d’ici le 17 juin 2015.
2) Développer la production et l’offre de contenus numériques
Cet axe se focalise sur le développement, la production et l’offre de contenus numériques
locaux. La création du portail « www.mali.ml » est une des étapes importantes de cet axe.
3) Diversifier les usages et services numériques
Il s’attelle au développement des usages et services numériques, le développement de l’administration électronique et l’amélioration de la productivité des entreprises et le développement des nouveaux usages.
4) Développer l’industrie locale du numérique
Cet axe s’emploie à adapter la gouvernance du secteur aux enjeux du numérique, favoriser le développement des entreprises TIC locales, promouvoir la culture numérique au sein des grandes entreprises et développer des startups.
5) Constituer le capital humain
Il s’agit d’élaborer et mettre en place un plan de formation initiale répondant aux besoins du secteur du numérique.
6) Instaurer la confiance numérique
Il s’agit de mettre à niveau et de renforcer le cadre législatif, mettre en place les structures organisationnelles appropriées, promouvoir et sensibiliser les acteurs de la société à la sécurité des systèmes d’information. A ces jours des chantiers de ce plan ont été construits à savoir la création de structure, l’adoption des textes réglementaires etc. Mais hélas dans les faits le chemin est encore long pour atteindre les objectifs escomptés. Je dirais que le Mali était encore plus dans la théorie et que c’est maintenant en 2020 que le train s’est mis en marche à travers plusieurs projets en cours dont certains pays de la sous régions sont plus avancés je cite entre autre l’université virtuelle.

7) Quels sont les risques liés à l’industrie du futur (Numérique et Digitalisation)

La transformation digitale permet de réduire les coûts, d’être plus productifs, d’être plus efficients. C’est l’angoisse des grands groupes et la raison sine qua non des start-ups. L’angoisse parce que les grands groupes sont obligés de se transformer par acquisitions externes tellement l’innovation en interne y est impraticable. Et puis, que serait une
start-up sans une application ? Une plateforme ? Une équipe de développement ? La transformation digitale permet de remplacer le traitement humain des données par un traitement
informatique. La machine, le logiciel, n’est plus un outil, mais un opérateur. En bref, on ne veut plus que le digital soit à disposition de l’entreprise ou de l’individu. On veut aller plus loin : la transformation digitale permet de disposer de l’entreprise et de l’individu pour améliorer la performance.

L’automatisation et l’instantanéité, ça a quelque chose de génial, mais rien d’humain :
– Comment pouvons-nous retenir des talents dans une entreprise lorsque nous les accueillons avec des mails automatiques, des numéros d’identifiants étant leurs seuls moyens d’être reconnus et un livret d’accueil en ligne ? Je ne parle même pas des KPIs d’évaluation automatiques pour calculer la performance.
Résultat : baisse des coûts des processus RH et bonne performance quantitative. Mais, augmentation des coûts de recrutement, et création de budgets dédiés à l’engagement des salariés.
– Comment pouvons-nous fidéliser un client en lui envoyant des messages automatiques (et pire quand ils sont automatiques et pseudo-personnalisés), ou encore en lui offrant de manière totalement insignifiante
20 % de réduction comme à tous les autres  Le traitement de masse des clients réduit significativement leur sentiment d’être considérés en tant que tels.
Résultat : baisse des coûts d’acquisition, croissance rapide. Mais, augmentation des coûts de fidélisation client.
8. En ce moment pandémique comment faitesvous pour palier à l’instabilité du secteur éducatif, de la formation et l’entrepreneuriat. Dans le cadre de la suspension des enseignements en présentiel imposée par le contexte de pandémie, le défi de généraliser le e-learning dans un délai très court s’est vite posé. Fort heureusement, nous ne sommes pas partis de zéro, car nous avions déjà cumulé une expertise de plusieurs années en matière de e-learning que nous mettons à disposition pour accompagner les systèmes éducatifs.

8. Vos diplômes délivrés sont-ils reconnus ?

*Nous travaillons avec plusieurs écoles partenaires qui nous permettent d’avoir des diplômes reconnus dans la sous-région et en Europe.

9. Quels sont les principaux bénéfices obtenus par Famib de par sa transformation digitale ?

Qui dit transformation digitale, dit outils de travail collaboratifs : on est plusieurs à travailler sur un
même document sur la même liste de tâches. Parmi les premiers moments de plaisir, il y a celui où on constate la réduction incroyable du nombre de mails qu’on reçoit et qu’on envoie du simple fait que les infos sont partagées. Je n’ai plus besoin d’envoyer sans arrêt un état du projet. Je n’ai plus besoin d’envoyer mes versions du document. Je
n’ai plus besoin d’envoyer des mails pour tous ces aspects de gestion de l’information. Donc ça, c’est le premier des bénéfices de la transformation
digitale.
Mobilité
Le deuxième, c’est vrai que c’est la mobilité. C’est à-dire que je prends plaisir à gérer mon projet et à collaborer un peu quel que soit la situation. Et donc, je prends aussi des libertés dans mon organisation, qui sont habituellement un vrai luxe.
Aujourd’hui, la culture de l’urgence se développe, donc c’est un vrai luxe de pouvoir travailler de manière confortable en termes d’outil, dans n’importe quelle situation, dans n’importe quel environnement. Les applications sont accessibles depuis un smartphone, une tablette, un ordinateur.
On peut vérifier une note, fixer un rendez-vous depuis la salle de réunion, la salle de pause, le métro ou dans la rue.
Automatisation A travers les solutions que nous-mêmes nous développons, nous mettons à disposition des ressources très accessibles à nos collaborateurs leurs permettant d’automatiser une bonne partie de leur vie professionnelle, et se consacrer à ce qui fait vraiment plaisir et à ce qui a vraiment de
la valeur. Innovation En résumé, pour toucher rapidement et durablement les bénéfices de la transformation
digitale, il faut commencer par l’interne. Simplifier la vie des collaborateurs. A court terme, on gagne en productivité. A moyen terme, on gagne dans tout ce qui touche aux clients : relation, réactivité, qualité de service. A moyen et long termes, on gagne en innovant de manière radicale dans l’offre, voire le business model.
En faisant ça, on ouvre les portes de l’innovation de manière à la fois naturelle, profonde et durable.
Voilà le bénéfice ultime. Un gain stratégique. Qui peut coûter cher en cas d’erreur, ou rapporter gros si on s’y met vraiment.
10. Group FAMIB compte combien d’employés
directs et indirects et quels sont les postes
créés dans le cadre de la transformation
digitale ?

A ces jours nous sommes plus de 120 collaborateurs
sur 3 pays. 70% des collaborateurs mène des missions de digitalisation pour nos clients

11. Expliquez-nous le concept Xaalisi
fonctionnalités et avantages ?

Xaalisi est un établissement de transfert de crypto-monnaie (monnaie virtuelle) dont la technologie repose sur un système de transfert et de vérifi cation de propriété reposant sur un réseau de pair à pair (système Blochain). L’application initiale et l’innovation principale du réseau Xaalisi c’est un système de monnaie numérique décentralisée dont l’unité de compte est le Xaalisi. Les fonctionnalités Ajout de comptes à débiter, Approvisionnement des comptes, Retraits (Retrait sans carte, Rechargement de carte), Transfert (Vers un compte externe, Vers une institution de transfert d’argent), Paiement de factures, Collecte de fonds, Paiement marchand,
Génération d’un bon d’achat (marchandises/ services), Consultation du réseau marchand Avantages
• Nouvelles possibilités de mieux assurer
l’accès aux services fi nanciers
• Permet de faire l’agrégation des solutions
mobiles money du pays
• Offre une passerelle pour l’interopérabilité
locale
• Offre des moyens de paiement adaptés et adéquats pour tous, surtout la population non
bancarisée.
• Disponible pour toutes les activités et accessibles partout.

12. Mot de la fin

Tout d’abord je tiens à vous exprimer ma gratitude de m’avoir donné l’occasion de porter ma voix à travers cet entretien. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) bouleversent notre univers chaque jour davantage. Sur le continent africain, le plus jeune de la planète, il est crucial de veiller à ce que la première
ressource de l’Afrique, la jeunesse, puisse s’adapter véritablement et efficacement alors que la quatrième révolution industrielle redéfinit les compétences d’avenir. Sans le numérique, aucun des 17 Objectifs de
développement durable (ODD) des Nations unies ne pourrait être atteint. Nous, les jeunes, devons être conscients que nous constituons la plus précieuse ressource de notre magnifique continent. Nous devons tout faire pour devenir une main-d’œuvre énergique en épousant la philosophie Ubuntu : « Je suis parce que nous sommes, nous
sommes parce que je suis. » Comme le dit un vieux proverbe africain, « Si tu veux aller vite, marche seul. Mais si tu veux aller loin, marchons ensemble. » Nous avons du pain sur la planche. Mais si nous travaillons dur, si nous maintenons notre détermination, notre persévérance, notre engagement et notre passion, rien ne pourra nous arrêter pour bâtir l’Afrique que nous désirons, l’Afrique que nous méritons !
En cette période de crise j’aimerai que nous prenions conscience de la gravité du virus qui circule actuellement et des conséquences qu’il pourrait engendrer. Si par négligence nous laissons cette pandémie se propager en Afrique nous risquons d’en souffrir sévèrement j’en appelle à la conscience de tout un chacun soit responsable et respectons les mesures de prévention en adoptant les gestes
barrières. « Sans le numérique, aucun des 17 Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies ne pourrait être atteint. »

 

Source: Emploi et Moi

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