« NON », la Chine n’est pas un bastion du piratage informatique… selon Pékin

« NON », la Chine n’est pas un bastion du piratage informatique… selon Pékin

Le gouvernement chinois a protesté vendredi contre l'inculpation aux Etats-Unis de deux de ses ressortissants mis en cause pour des attaques informati

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Le gouvernement chinois a protesté vendredi contre l’inculpation aux Etats-Unis de deux de ses ressortissants mis en cause pour des attaques informatiques contre 12 pays, dénonçant « des accusations montées de toutes pièces ».
Le ministère chinois des Affaires étrangères a fermement rejeté vendredi les accusations émises par les États-Unis selon lesquelles la Chine mène des opérations d’espionnage économique, et a demandé à Washington de retirer l’acte d’accusation visant deux ressortissants chinois soupçonnés de piratage.

« La Chine a déjà remis une protestation solennelle aux États-Unis », a annoncé le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué, au lendemain de l’annonce par Washington de l’inculpation de deux « pirates informatiques associés au gouvernement chinois ».

Zhu Hua et Zhang Shilong sont accusés de faire partie d’un groupe à l’origine d’intrusions dans des ordinateurs afin de voler des données confidentielles et des secrets industriels à des dizaines d’entreprises de 12 pays, dont les États-Unis, la France, l’Allemagne, le Canada et le Royaume-Uni.

Les accusations américaines « ne sont que du vent »
Dans son communiqué, le régime communiste appelle les États unis à « cesser de salir la Chine à propos des questions de cybersécurité » et avertit que les poursuites contre les deux citoyens chinois risquent de provoquer « de graves dommages aux relations entre les deux pays ».

Dans son communiqué, la diplomatie chinoise accuse l’administration américaine de rejeter sur la Chine des fautes qu’elle commet elle-même.

« Ce n’est un secret pour personne que les États-Unis dirigent à grande échelle un réseau de vol et de surveillance à l’encontre de gouvernements, d’entreprises et de particuliers étrangers », accuse Pékin.

Les accusations américaines « ne sont que du vent », dénonce le communiqué, qui appelle les autres pays à « cesser de diffamer délibérément la Chine afin de ne pas nuire à leurs relations bilatérales » avec elle.

La Marine et la Nasa « hackées » selon Washington
Jeudi, le département américain de la Justice avait dévoilé l’acte d’accusation de deux ressortissants chinois soupçonnés d’avoir piraté les systèmes informatiques de nombreuses entreprises et services publics américains, dont la Marine et la NASA. Londres et Washington ont par ailleurs accusé jeudi Pékin de violer les accords sur le cyberespionnage à des fins commerciales conclus en 2015.

Les deux hommes inculpés par le département américain de la Justice, identifiés sous les noms de Zhu Hua et de Zhang Jianguo, auraient dérobé des données commerciales et technologiques confidentielles. Selon l’administration américaine, ils travaillaient pour le compte du ministère chinois de la Sécurité publique.

Outre l’US Navy et la National Aeronautics and Space Administration, plusieurs acteurs de l’aéronautique et de l’aérospatiale ont été visés, selon l’acte d’accusation.

Des entreprises du secteur bancaire et financier, des télécommunications, de l’électronique grand public, de l’industrie pharmaceutique, des technologies de production et de prospection pétrolière et gazière ont aussi été touchées.

« L’objectif de la Chine est tout simplement de remplacer les États-Unis en tant que première puissance mondiale et ils (les Chinois) utilisent des méthodes illégales pour y parvenir », a déclaré Chris Wray, directeur du FBI, lors d’une conférence de presse.

« Aucun pays ne représente une menace à long terme plus importante et plus grave », a-t-il ajouté.

« Cette campagne montre que des membres du gouvernement chinois ne respectent pas les engagements pris par la Chine envers le Royaume-Uni dans le cadre d’un accord bilatéral de 2015 », déplore quant à lui le gouvernement britannique dans un communiqué.

Ces intrusions entrent dans le cadre d’une campagne baptisée Cloudhopper. D’après les autorités américaines et britanniques, elle consistait à pénétrer les réseaux de prestataires de services informatiques pour s’attaquer à leurs clients. Parmi les victimes du secteur informatique, figurent Hewlett Packard Enterprise et IBM, selon une sources proche de l’enquête.

Les pirates à l’origine de l’opération, qui dure depuis plusieurs années, se sont introduits à de nombreuses reprises dans les réseaux d’HPE et d’IBM, et y ont été actifs parfois pendant des semaines, voire des mois, a-t-on précisé de source informée. IBM a ouvert une enquête cet été et HPE, début 2017.

L’affaire Huawei en toile de fond
Pékin et Washington sont déjà aux prises avec une guerre commerciale et en désaccord après l’arrestation au Canada d’une haute responsable de l’équipementier chinois en télécommunications Huawei, dont les États-Unis réclament l’extradition.

L’affaire : une haute responsable du géant chinois des équipements télécoms avait été arrêtée au Canada le 1er décembre. Il s’agissait de Meng Wanzhou, directrice financière, et fille du fondateur et patron du groupe. Cette figure de Huawei avait été arrêtée à la demande des États-Unis, qui réclament son extradition. L’annonce de cette arrestation intervenait à un moment critique. Début décembre, lors du G20 en Argentine, les États-Unis et la Chine avaient annoncé une trêve dans la guerre commerciale qui les oppose depuis de longs mois.

Après l’arrestation de la dirigeante de Huawei, Pékin n’avait guère tardé à fustiger.

« Nous exigeons des deux parties, Canada et États-Unis, que des clarifications nous soient fournies au plus vite quant aux motifs de cette détention », avait déclaré un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Tout en demandant la remise « en liberté immédiate » de Meng Wanzhou.

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