Opportunités et perspectives de développement en cette période de crise sanitaire, économique et sociopolitique : Contribution des secteurs prives malien

Opportunités et perspectives de développement en cette période de crise sanitaire, économique et sociopolitique : Contribution des secteurs prives malien

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RAPPORT WEBINAIRE

Le Jeudi 03 Sept 2020, L’agence de communication digitale Kingui EVENT en partenariat avec l’université virtuelle du Mali UVPP KINGUI a tenu la première session d’une série d’échanges qui se tiendra avec les acteurs et actrices de l’édification du nouveau Mali que nous souhaitons. Cette première session qui a duré 2 heures d’horloge (15h à 17h TU) avait pour thème : « Opportunités et perspectives de développement au Mali en cette période de crise sanitaire, économique et sociopolitique ». Elle visait principalement à recenser les différentes contributions du secteur privé malien, premier créateur de richesse et d’emplois pour une sortie de crise en vue de redynamiser l’économie nationale et regagner la confiance des investisseurs.
Le panel qui était modéré par Mme Coumba Bah – Consultante Genre & Médias, assistée par Mme Ahaoua Idrissa LY – Directrice de Kingui EVENT a regroupé huit chefs (e) d’entreprises dont 6 patrons (e) maliens (e) évoluant dans différents secteurs d’activités :
1. M. Karim RAHHAOUI – Consul honoraire du Mali à Toulouse, Country Manager Famib France
2. Mme Sirandou DIAWARA – fondatrice de SODA Architecture
3. M. Amadou dit Diadié SANKARE Président Directeur Général de SAER
4. Mme Béatrice ROBY coach professionnelle IFC – formatrice – fondatrice et manager BR consulting,
5. M. Seydou Mamadou COULIBALY président de CIRA SAS,
6. M. Ibrahima DIAWARA – Président Directeur Général IBI Group
7. M Moussa Ismael Touré – Directeur Général API -Agence pour la Promotion des Investissements au Mali
8. M. Amadou DIAWARA président du groupe Famib et de l’université virtuelle du Mali UVPP-KINGUI.
Après les présentations d’usage des intervenants (e), la parole a été donnée à tour de rôle à nos huit panélistes afin de recueillir leur lecture individuelle de la situation actuelle du Mali, les enjeux entravant le développement et leurs propositions de solutions pour une sortie de crise, la relance de l’économie et l’amorçage d’un Mali paisible et émergent. Plusieurs panélistes ont insisté sur les enjeux sécuritaires, de l’éducation, l’inadéquation du système de formation des ressources humaines par rapport aux besoins pressants du pays, le déficits de développement décentralisé au niveau des régions, la gabegie et la corruption – des difficultés qui ont été lus ou moins tous liés à une cause racine de mauvaise gouvernance.
Dans les lignes ci-dessous, nous avons essayé de cataloguer l’essence des différentes faiblesses énumérées par les panelistes ainsi que les pistes de propositions évoquées dont certaines seraient déjà appliquées dans certains pays de la sous-région. Opportunités et perspectives de développement en cette période de crise sanitaire,
économique et sociopolitique : Contribution des secteurs prives malien Pour M Seydou Coulibaly, DG de CIRA – SAS, particulièrement, en plus du besoin crucial de bonne gouvernance, le Mali pourrait s’inspirer du modèle économique Sénégalais pour l’amélioration du climat des affaires et le regain de la confiance des investisseurs.
Au niveau de l’API-Mali, l’Agence pour la promotion des investissements, le Directeur M Touré, a présenté les différents produits et services mis en place pour faciliter la création d’entreprises de droits maliens et ce en moins de 72 heures ; les initiatives en cours,
spécifiquement celles intégrant les solutions digitales ont également été évoquées. L’audience qui a vu la participation de plus de 90 personnes s’est particulièrement intéressée à la contribution de la Diaspora malienne et comment elle pouvait sécuriser plus d’investissement et création de richesses aux pays.
Pour M Karim Rahhaoui et M Ibrahim Diawara, la problématique de l’industrialisation est à régler et ce au plus vite. M Diawara, PDG de IBI Group, a particulièrement appelé la jeunesse à ne pas se sous-estimer et avoir plus d’audace à démarrer avec des petites unités. Prenant l’exemple sur les chiffres d’importations de certaines denrées alimentaires, il a déploré la fuite des capitaux et les dépenses occasionnées dans le transport dont certains pourraient couvrir les coûts d’installation de petites unités de productions. Pour un Mali émergent, le Mali devrait revoir la balance et créer plus d’unités de transformation au niveau local ‘Acheter à l’extérieur, c’est importer le chômage et le sous-développement, nous devons créer des industries’ selon le PDG de IBI Group.
C’est l’importance de ce développement local qui a été soulignée par Mme Siradou Diawara, Directrice du Cabinet d’Architecture SODA. Elle a déploré la fuite des ressources humaines, l’exode rural dont nos régions continuent à souffrir malgré les nombreuses potentialités individuelles. Selon Madame l’Architecte : ‘Pour un développement inclusif, nous devons faire une lecture pertinente des besoins et richesses de chacune de nos régions et axer leur
développement en fonction de ses réalités qui leur sont propres tout en favorisant la consommation locale ».
Pour Mme Roby, tout développement sera impossible sans une bonne formation, une éducation de qualité répondant aux besoins spécifiques du pays. « Très souvent devant les demandes de partons, nous restons confronté.es aux manques de ressources humaines compétentes maliennes et de mains d’œuvres qualifiées…Et les quelques rares fois que nous arrivons à identifier au sein de la Diaspora, la problématique du niveau de rémunération aussi se pose » a déclaré notre l’expert en Management des ressources humaines et coach professionnelle pour souligner.

l’impérieuse nécessité de refondation du système éducatif malien. Quant à M Amadou Diawara – PDG du Groupe Famib, initiateur de cet espace d’échanges et lui-même pure produit de la Diaspora malienne, il a soulevé la problématique autour du numérique quitte au gouvernement à intégrer le numérique En termes de faiblesses / enjeux : les principaux points soulignés ont été :
v Le manque de volonté politique pour attirer les investisseurs privés était également au cœur des échanges et que la jeunesse qui constitue 80% de la richesse du pays est remis en cause et délaissée. Le plus délicat a traité dans ce débat tournait vers des perspectives incertaines car la crise actuelle questionne les choix sur l’aménagement d’un Mali nouveau sous une transition transparente.
L’abandon de l’économie familiale n’en est pas épargné et la tradition qui pèse sur les sociétés neutralise les débats du genre. A ceux de la diaspora ou encore Malien de cœur et d’adoption les avis sont partagés et l’investissement de ces derniers vers le Mali n’ont plus d’espoir pour n’en retenir que ceci.
En termes d’opportunités et de perspectives : Plusieurs propositions et de solutions ont été énoncées dont :
Le Travail, plus d’actions ; selon M. Moussa I TOURE, DG API MALI nous devons nous remettre au travail, composé avec le secteur informel, le reconnaitre et aider à le valoriser. A cela vient s’ajouter les actions comme :
Revoir la situation politique et mettre en application les méthodes de la bonne gouvernance Renforcer la sécurité et mener des activités basées sur l’inclusivité des jeunes et des femmes  Repartir à la gouvernance ne suffira pas mais il faut aussi assurer la sécurité, l’éducation restaurer l’économie familiale, concevoir un environnement propice pour les
entreprises. Relancer durablement les économies, cibler les investisseurs vers les secteurs clés (digital, énergie, alimentaire, santé, sécurité), Relecture de nos forces et besoins, favoriser notre autonomie, valoriser le consommé
local Porter des projets maliens pour des objectifs de développement durable et sortir de la
dépendance. Créer des infrastructures pour relier les régions et chercher des financements extérieurs axés sur la transformation structurelle de l’économie nationale. Bâtir des ressources universelles.Il en est sorti également que deux grandes lignes sont également indispensables à rebâtir le pays à savoir, la dynamique de création chez les jeunes, orienter parallèlement la formation pour les jeunes là où se situent les besoins ainsi la technologie qui permet de nos jours à réduire les inégalités.
Conclusion
Nous tirons de ce webinaire une grande satisfaction de la qualité des échanges et de la pertinence des propos tenus. Nous espérons que ces initiatives susciteront un intérêt pour tous les secteurs d’activités et seront prises en charge par les autorités concernées. Nous remercions tous les intervenants de leur disponibilité et d’avoir répondu favorablement à l’invitation. Cela  dit, ce fut un moment riche en partage et nous retenons de ces actions, une vision meilleure pour le Mali.
Rapporté par :
Binatou COULIBALY,
Assistante marketing digital chez l’université virtuelle du Mali

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