Paiement de la redevance de péage par passage pour tous véhicules: L’entrée en vigueur repoussée pour la 4ème fois au 1er mars prochain Une partie des transporteurs en arrêt de travail ce mercredi

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Paiement de la redevance de péage par passage pour tous véhicules: L’entrée en vigueur repoussée pour la 4ème fois au 1er mars prochain Une partie des transporteurs en arrêt de travail ce mercredi

Une fois de plus, le ministre des Transports et des infrastructures, à la demande des syndicats des transporteurs, a décidé de repousser, l’entrée en vigueur du paiement de la redevance de péage par passage à tous les postes et pour tout véhicule, au 1er mars prochain. Cette décision a été prise à la suite d’une réunion tenue, le lundi 15 février dernier, entre le ministre Makan Fily Dabo, les syndicats des transporteurs et chauffeurs et le Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR). Malgré ce recul du gouvernement, une partie des syndicats a décidé de maintenir son mot d’ordre d’arrêt du travail de 24 heures ce mercredi 17 février.

Décidément les deux semaines, qui se sont écoulées entre le précédent report le 1er février dernier à ce mercredi 17 février, date qui était retenue pour l’entrée en vigueur de la décision, n’ont pas permis de trouver un compromis entre le ministère des Transports et des infrastructures et les différents Syndicats des transporteurs routiers.

Lors d’une rencontre tenue le lundi dernier au sein de son département, le ministre Makan Fily Dabo a accédé à la demande de report des syndicalistes qui, selon un responsable du ministère, ont sollicité ce report  » pour sensibiliser leurs adhérents à l’entrée en vigueur de la décision « .

La même source relève que lors de ladite rencontre, le ministre a accédé à la proposition faite par ses interlocuteurs de fixer un montant forfaitaire pour les Sotramas qui font beaucoup de va- et- vient entre le centre-ville et les localités environnantes.

Actuellement les Sotramas paient 1000 FCFA pour 24 heures. A cet égard, le ministre a instruit aux syndicats de se mettre en rapport avec son service technique qu’est l’Autorité routière pour arrêter un montant forfaitaire.

Cependant, il a opposé une fin de non-recevoir à la demande concernant les camions-bennes qui transportent notamment des graviers, du sable ou du banco et qui causent des dommages aux routes. Le cas de la nouvelle route de Koulikoro est, à cet égard, illustratif.

A peine finie, elle a commencé à être dégradée à un rythme effréné, notamment le côté Koulikoro-Bamako emprunté par les camions-bennes quand ils sont chargés. Pour le ministre, ces types de véhicules, qui ne représentent pas 1% du parc automobile, contribuent à dégrader les routes plus que tous les autres.

Malgré ces propositions, qui donnent l’impression que les lignes bougent entre les parties concernées par cette question cruciale, la crise demeure.

Privilégier le dialogue avec le département

Ainsi, à la sortie de la rencontre avec le ministre, les syndicats des transporteurs se sont retrouvés au siège du CMTR pour un débriefing et envisager la suite.

Selon le président Seydou Yossi, président de la cellule à l’auto-gare de Djicoroni Para de la Coordination nationale des syndicats et association des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali affilié à la CDTM, cette réunion au CMTR a été un clash entre les différents syndicats qui n’ont pas accordé leurs violons.

Une tendance s’est dégagée pour le maintien de l’arrêt de travail de ce mercredi et l’autre s’est opposée au motif que les discussions continueront. Aux dires de M. Yossi, la Coordination, à laquelle il fait partie, ne prendra pas part à l’arrêt de travail de ce jour et tous ses affiliés travailleront normale ment.  » Nous sommes dans un contexte difficile déjà pour le pays et pour nous-mêmes. Nous pensons qu’il faut privilégier le dialogue. Les grèves répétitives ne sont pas la solution surtout que le ministre est prêt au dialogue. Il nous a assuré que ses portes nous sont ouvertes à tout moment  » a-t-il déclaré.

Ce point de vu n’est pas partagé par le SYNTRUI (syndicat national des transporteurs routiers urbains et interurbains).

Selon Fodé Kéïta dit  » Vieux Djan « , président dudit syndicat à l’auto-gare de Djicoroni Para,  » les chauffeurs souffrent déjà trop, il ne faut rien en rajouter. Nous voulons qu’on reste au niveau actuel, le paiement pour 24 heures « .

Vers le dépôt d’un préavis de grève de 72 heures avant le 1er mars

Vieux Djan d’insister sur les nombreuses tracasseries routières dont leurs membres sont victimes. Il s’est appesanti sur le cas de l’axe BamakoKourémalé d’une longueur de 102 km, mais jalonné de plus de dix postes de contrôle et à chaque niveau, le chauffeur doit payer. « Malgré que vous payez au niveau de tous ces postes, il arrive que des douaniers ou des policiers viennent saisir, dans la cour de la gare, un véhicule qui a passé tous ces postes et l’obligé de payer à nouveau. Or, de la frontière à Conakry, soit plus de 840 km, il n’y a pas de poste de contrôle.

Aussi, le ministre se base sur le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire pour justifier la décision, mais dans ces pays, ce sont les péages seuls que les transporteurs paient. Ils ne versent pas d’argent aux forces de sécurité comme c’est le cas sur le territoire malien où on donne aux policiers, aux douaniers et aux gendarmes. C’est pourquoi, nous avons décidé de maintenir notre arrêt de travail de ce mercredi.

Après nous allons préparer et déposer un préavis de grève de 72 heures si le ministre persiste à appliquer la décision à compter du 1er mars  » a ajouté Vieux Djan.

Youssouf CAMARA

Source: L’Indépendant

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