Protection des données personnelles : Les entreprises numériques maliennes s’engagent !

Protection des données personnelles : Les entreprises numériques maliennes s’engagent !

C’est parce que le numérique prend de plus en plus une place prégnante dans toutes les activités que s’est imposée la nécessité de régulation d’un sec

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C’est parce que le numérique prend de plus en plus une place prégnante dans toutes les activités que s’est imposée la nécessité de régulation d’un secteur qui impacte la vie quotidienne des populations. Une mission impartie à l’Autorité de Protection des Données à caractère Personnel, APDP, qui a compris que pour réussir le challenge, il fallait s’appuyer d’abord sur les entreprises de la nouvelle économie.

Le Président de l’APDP, Ibrahim Ag Oumarou, en compagnie de Mohamed Diawara, le Président de l’ASIM

C’est l’Hôtel Radison Blu de Bamako qui a donc servi de cadre, ce lundi 11 mars, à ce qu’il faut appeler le ‘’mariage de raison’’ entre l’APDP et l’Association des Sociétés Informatiques du Mali, ASIM, marquant une étroite collaboration et un engagement ferme de ces désormais deux partenaires.

En cette occasion, le Président de l’APDP ainsi que nombre de ses collaborateurs avait à ses côtés Mohamed Diawara, présidant aux destinées de l’ASIM, face à un parterre de responsables d’entreprises numériques nationales ainsi que des techniciens du secteur.

L’APDP, de par la loi, dispose certes de la police de la régulation d’un secteur plus que sensible, qui engage autant l’individu privé dans son intimité que dans ses rapports d’échanges. Toutefois, en est conscient M. Ag Oumarou, ce sont les entreprises numériques qui manipulent au quotidien, voire créent et agissent sur les donnée numériques.

Pour le Président de l’Autorité de Protection, «A l’ère du numérique, la protection des données personnelles demeure un enjeu important dans le sens où l’essor économique d’un pays en dépend pour une grande part».

Les enjeux sont donc à la mesure des «opportunités liées à la révolution numérique pour la bonne gouvernance et le bien-être des individus..», selon le Président de l’APDP qui estime donc que «l’utilisation non-encadrée des TIC portant sur des informations… peut entraîner des dérives comme la monétisation des données personnelles, leur divulgation, l’espionnage et le profilage des individus…». D’où l’impératif «de sensibiliser les sociétés informatiques (du Mali) en vue de leur permettre d’intégrer la culture de la protection des données personnelles dans leurs activités (… favorisant ainsi) l’utilisation des solutions informatiques de confiance sur le territoire national», conclut le Président de l’APDP.

Toute conclusion à laquelle aboutit Mohamed Diawara, le Président de l’ASIM, car les données numériques sont en effet cœur des sociétés numériques relevant presque exclusivement toutes du secteur privé. Une saine collaboration et un échange d’expériences sont d’autant plus nécessaires avec les autorités publiques de protection et de régulation pour aboutir de concert à un modus operandi. Car en effet, estime le jeune Président de l’ASIM, face à «la multiplication des délits et menaces liés à la cybercriminalité, il devient plus que jamais nécessaire de réfléchir à des axes de collaboration entre sociétés privés du secteur numérique et APDP».

A cet effet, assure-t-il, «l’ASIM entend jouer à fond sa partition dans la Protection des Données, à travers sensibilisation et projets de formation et d’information des sociétés numériques membres», car le défi pour l’ASIM demeure d’élaborer un cadre plus adapté à l’environnement local, promet Mohamed Diawara.

Aujourd’hui, il est impératif de protéger le citoyen dans un contexte de profond bouleversement des mœurs par le développement et l’explosion du numérique avec tout le potentiel encore inexploité de cette nouvelle dynamique à la fois technologique et sociale. Ce n’est pas un hasard si à ce propos, on évoque le concept de ‘’ révolution numérique’’. D’où l’importance d’associer désormais étroitement les entreprises privées qui ont au Mali trusté de façon remarquable le secteur numérique et les autorités en vue d’une saine protection de la vie privée et publique.

Deux communications étaient inscrites au menu, suivies d’échanges avec les participants à cette journée. Il s’agissait de la «Protection des données personnelles et Révolution numérique : comment les concilier ?», une thématique sous laquelle était d’ailleurs placée la journée d’échanges avec l’ASIM, ainsi que d’un «Rappel des missions de l’ASIM et état des lieux des solutions disponibles sur le marché malien», sur lequel devait plancher l’Association hôte.

Née un 10 mars 2016, l’APDP a choisi cette date pour désormais commémorer ce que son président désigne comme «un fait marquant dans l’histoire de la protection des données au Mali».

SOURCE : KINGUICTU.INFO   Yaya TRAORE

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