Djeneba GORY : une figure inspirante dont le parcours suscite L’admiration

Nous vous présentons Djénéba GORY, franco-malienne, entrepreneure sociale et consultante en développement humain et genre au sein de la Banque Mo

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Nous vous présentons Djénéba GORY, franco-malienne, entrepreneure sociale et consultante en développement humain et genre au sein de la Banque Mondiale.

Après quatre années d’études en école de commerce et l’obtention d’un B.B.A, Djénéba a décidé de poursuivre ses études avec un Mastère spécialisé en Audit et Conseil avant de rejoindre un cabinet d’audit dans lequel elle a passé 8 années. Djénéba GORY a débuté sa carrière en France, à la Défense, où elle a travaillé avec des clients du secteur privé, plus précisément dans la grande consommation et le B2C.

En parallèle, Djénéba a toujours été très investie dans la vie associative. Cela a commencé de manière très simple avec des activités comme les collectes de bouchons durant son adolescence, puis, rapidement, son engagement s’est porté sur les quartiers populaires, les programmes d’égalité des chances par l’éducation et l’entrepreneuriat via la fondation de son employeur mais aussi, via des structures associatives locales. Cet engagement l’a, dans un premier temps, conduite à recentrer sa carrière sur l’audit de projets humanitaires et de développement. Djénéba s‘est installée à Abidjan, pour trois années durant lesquelles elle a travaillé dans une quinzaine de pays africains sur des projets dans des domaines aussi variés que l’éducation, la santé, les infrastructures, la protection des personnes victimes de conflits, etc.  

Elle est ensuite retournée en Europe, plus précisément à Genève où elle a poursuivi des missions d’audit dans ce même secteur avant de reprendre deux années d’études avec pour objectif de consolider ses connaissances dans le domaine du développement et de faciliter une transition vers une carrière en ce sens.

Actuellement, Djénéba travaille dans le domaine de l’éducation, d’une part avec la Banque mondiale sur la région du Sahel, et d’autre part, elle est co-fondatrice de Suadela, une organisation à but non lucratif avec pour mission d’accroître le potentiel des jeunes filles en développant leur capacité de décision et d’action.

A travers l’enseignement des techniques de négociation, Djénéba et son équipe apprennent aux jeunes adolescentes à s’éloigner des situations de conflit et développer une culture du dialogue et de la paix avec elles-mêmes, leur famille et leur communauté. Sa motivation pour choisir le domaine de l’éducation vient de son père, un expert-comptable de formation, ayant enseigné en tant que salarié et bénévole durant de très nombreuses années à des lycéens, étudiants, sportifs en centre de formation, personnes émigrées, etc. Sa mère a également accompagné les jeunes de quartiers populaires à l’aide aux devoirs après l’école d’abord en tant que bénévole, puis employée par la collectivité locale.

 Quant aux réalisations dont Djénéba est la plus fière, elle nous confie, que ce n’est pas une réalisation en particulier qui fait sa fierté. Mais elle est plutôt fière d’avoir, tout au long de son parcours, créé ses propres opportunités et d’avoir toujours gardé en tête que le plus important est d’être épanouie dans ses choix professionnels et personnels. Pour Djénéba, le plus important c’est de ne pas subir des situations par confort ou par peur du changement et, au contraire, de poursuivre ses rêves. Chose qu’elle s’est efforcée de faire depuis son entrée dans le monde professionnel.

« L’éducation est un Droit de l’homme fondamental. Pourtant l’éducation des filles est encore trop souvent relayée au second plan dans de nombreux pays. Par ailleurs, dans ces pays où les femmes achèvent une éducation de qualité, celles-ci sont tout de même confrontées à des obstacles durant leur carrière professionnelle. En conclusion, il y a encore de très nombreuses choses à faire pour l’éducation et l’autonomisation (le pouvoir) des femmes dans la majorité des pays de ce monde » dit Djénéba GORY.

Elle nous a d’ailleurs confié une anecdote à ce sujet. Lorsqu’elle travaillait dans l’audit en tant que chef de mission, Djénéba a connu des clients qui, lors de leurs premières rencontres physiques pour le démarrage des missions, s’adressaient à ses collègues (hommes et souvent moins expérimentés qu’elle) alors que toute la communication en amont à distance s’était faite avec elle. Heureusement, dans la plupart des cas, au bout de quelques échanges, ils finissaient par réaliser que Djénéba était leur interlocutrice principale.

Djénéba est un modèle de résilience pour la gente féminine car elle s’est battue durant toute sa carrière pour faire valoir ses compétences et son savoir-faire. D’ailleurs, elle incite toutes les femmes à faire pareil à travers son message de fin : « Battez-vous pour ce que vous voulez ! Rien n’est impossible ! Et soyons des femmes solidaires et des mentors les unes pour les autres. »

Fatouma Touré

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